Dossier de presse des centrales villageoises du Pays D'aigues, pour la pose de la première toiture à Villelaure :
https://drive.google.com/file/d/0ByjZ3oo1qCLFQnZWbWN0bzRlc0E/view?usp=sharing
Dossier
de presse
Pose
de la première toiture photovoltaïque citoyenne des
Centrales
villageoises du Pays d'Aigues
21
juillet 2016 à 17 h
Ecole
maternelle de Villelaure
Contacts
Centrales
villageoises du pays d’Aigues : Jean-Michel Bostetter
(président)
– paysdaigues@centralesvillageoises.fr
Parc
naturel régional du Luberon
Contact
transition énergétique : Matthieu Camps
– 04 90 04 42 39 – matthieu.camps@parcduluberon.fr
Contact
presse : Solgne Louis
–
06
86 17 47 47 – solgne.louis@parcduluberon.fr
60
place Jean-Jaurès 84400 Apt – www.parcduluberon.fr
Une
action soutenue par :
le 21 juillet 2016 à l’école maternelle de Villelaure la
Société « les Centrales Villageoises du Pays d’Aigues »
(CVPA) et le Parc naturel régional du Luberon présenteront le
premier chantier de pose de toitures solaires photovoltaïques
citoyennes.
Un groupe de citoyens, accompagné
par le Parc naturel régional du Luberon, avec l’appui de la
Communauté Territoriale Sud Luberon (Cotelub), et le soutien
financier de l’Europe et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
concrétise ainsi un projet initié il y a deux ans.
Une société à gouvernance
coopérative a été créée en 2015 à l’issue d’une série de
réunions publiques : « Les Centrales Villageoises du Pays d’Aigues
». Elle œuvre au développement de centrales de production
d’énergie renouvelable de petites dimensions, tout d’abord en se
fixant pour objectif de financer, développer et exploiter des
centrales solaires en toiture, à partir d’un actionnariat citoyen.
Depuis le début de l’année
2016, la mobilisation autour de ce projet est forte : 110
actionnaires ont apporté à ce jour 54.600 € de fonds
propres, démarche toujours ouverte.
Six toitures, parmi la quinzaine
identifiée en 2015 sont prêtes aujourd’hui à être équipées.
Les Centrales Villageoises du Pays d’Aigues ont sélectionné deux
entreprises locales pour réaliser ces travaux : Add-ER au Puy
Ste Réparade (13) et Empreinte Energie à Cabriès (13). Les
panneaux photovoltaïques sont d’origine française et allemande.
Les solutions techniques retenues
résultent d’un cahier des charges mis au point avec le Parc
naturel régional du Luberon et RhônAlpEnergie-Environnement. Le
bureau d’étude INGELYO à Célony (13) est chargé de la maîtrise
d’œuvre.
A Villelaure, trois bâtiments
publics font l’objet de travaux dans le cadre de ce projet :
l’école maternelle, l’école primaire et la crèche. Le Maire de
Villelaure, M. Jean-Louis Robert a été moteur dans la
finalisation de cette première tranche de travaux des CVPA,
initiative qu’il soutient depuis la première heure. La mairie de
Villelaure profite par ailleurs de ces travaux, qui nécessitent un
détoiturage, pour désamianter et mettre en œuvre une isolation
thermique très performante des écoles. C’est ainsi une opération
gagnant-gagnant : les consommations d’énergie seront réduites
et les bâtiments produiront de l’électricité !
Annexe
1 – Données chiffrées
Commune
|
Bâtiment
|
Puissance
(kWc)
|
La
Tour d’Aigues
|
Crèche
(COTELUB)
|
8,96
|
Peypin
d’Aigues
|
Gîte
M. Bocquet
|
8,83
|
Villelaure
|
Ecole
maternelle
|
9,00
|
Villelaure
|
Ecole
primaire
|
8,85
|
Villelaure
|
Crèche
(COTELUB)
|
8,96
|
Cabrières
d’Aigues
|
Habitation
|
6,56
|
Total
|
51,16
kWc
|
Production d’électricité
annuelle : 66.103 kWh, soit la consommation annuelle
d’électricité de 28 foyers – hors chauffage et eau chaude
sanitaire
Coût des travaux :
133.700 €
Charges annuelles :
4.805 €
Recettes annuelles :
16.973 €
En suivant le principe général
des Centrales villageoises qui s’engagent sur une mise en réserve
de 100% des bénéfices les 3 premières années, pour ensuite
pouvoir déployer d’autres projets, le plan d’affaires donne :
-
un TRI (taux de rentabilité interne) du projet à 8,20 %
-
une rentabilité financière (Résultat Net / Fonds propres) de 8,37 %
Il s’agit donc d’un projet qui
a du sens et qui possède une rentabilité économique qui va
permettre à la société d’engager de nouvelles tranches de
travaux.
Maître d’œuvre :
INGELYO : http://www.ingelyo.com/
Installateurs : Add-ER :
http://add-er.fr/
et Empreinte Energie : http://www.empreinte-energie.fr/
Répartition de l’actionnariat
des CVPA :
Le graphique ci-après donne la
répartition des actionnaires : la moitié, soit 55
actionnaires, habite la communauté de communes (COTELUB). Quasiment
les deux tiers (55+15) résident au sein du Parc naturel régional du
Luberon, instigateur originel de la démarche. Puis, la proportion
régionale monte à près de 90%. Enfin, 11 actionnaires habitent en
France, en dehors de la région PACA et deux actionnaires sont à
l’étranger.
Cette répartition démontre
l’ancrage local de tels projets citoyens !
Annexe
2 – Témoignages
Jean-Louis ROBERT, Maire de
Villelaure
M
.
le Maire, comment avez-vous accueilli l’initiative des citoyens,
fondateurs de la SAS Centrales villageoises du Pays d’Aigues ?
Très favorablement. J’avais
assisté il y a quelques années à Cadenet à une présentation du
lancement du programme rhône-alpin et j’avais été séduit par le
concept. Quand le Parc du Luberon a proposé de diffuser la démarche
localement, j’ai soutenu cela. J’ai assisté aux réunions
publiques et rapidement rencontré les citoyens qui se sont lancés
dans l’aventure. Nous avons travaillé ensemble à l’identification
de toitures dans ma commune.
Vous avez proposé la mise à
disposition de toitures publiques, celles des écoles maternelle et
primaire, quelles sont vos motivations pour cela ?
D’abord parce qu’en tant
qu’élu, je souhaite participer à toute action allant dans le sens
du développement durable, en particulier celles liées à l’énergie.
Ensuite, parce que je crois à ce modèle de société locale. Enfin,
parce que cela a du sens au regard de la gestion du patrimoine
public. Ainsi, nous allons programmer des travaux d’isolation
thermique des bâtiments lors de la pose des centrales solaires en
toiture.
En fait, je souhaite toujours
aller de l’avant, et que ma commune soit pilote en la matière !
Quelles sont, plus
généralement, vos attentes vis-à-vis de la SAS Centrales
villageoises du Pays d’Aigues ?
J’attends de la SAS, et de ses
futurs succès, qu’elle puisse faire école, que la communication
fonctionne et que les habitants du territoire se sentent de plus en
plus concernés et engagés sur la question du développement
durable. Je suis avant tout convaincu par l’importance de faire des
économies d’énergie, j’attends donc de la SAS qu’elle puisse
aussi développer une activité dans ce sens. J’espère que chacun
agira, prendra sa part dans cette affaire. Même s’il s’agit de
petits pas, c’est avec de petits pas que l’on peut avancer loin
sur le chemin de la transition énergétique !
S
ébastien
BAUDRY, habitant de Saint-Martin de la Brasque
Comment avez-vous eu vent de
cette initiative ?
Grâce à un ami.
Qu’est-ce qui vous a donné
envie de devenir actionnaire ?
Je considère qu'il est vital de
tout faire pour diminuer notre consommation d'énergie, donc qu'il
est secondaire de se soucier de production d'énergie !
Cependant, j'ai perçu chez les initiateurs de ce projet la volonté
clairement exprimée (et inscrite dans les statuts de leur société)
d’œuvrer à une sensibilisation des citoyens de notre territoire à
la question des économies d'énergie. Proposer à tous ceux qui
vivent ou travaillent sous un toit de s'occuper d'y installer
quelques panneaux solaires est non seulement utile pour nous
affranchir localement de notre dépendance aux énergies fossiles,
mais aussi indispensable pour contribuer à la nécessaire maîtrise
citoyenne de la production d'énergie. Ce ne peut être considéré
comme "LA solution" mais comme un bon moyen de nous
constituer un début de mix énergétique local, et donc une façon
de ne plus mettre tous nos œufs dans le même panier des fossiles !
Notre soleil nous "bombarde" chaque jour avec une quantité
d'énergie équivalant à 10.000 fois les besoins en énergie de la
totalité des êtres humains peuplant notre toute petite planète...
Et nous tentons encore (quel qu'en soit le prix) de tout faire pour
brûler ce qui se trouve à la surface de notre fine croûte
terrestre au lieu d'utiliser ce qui nous tombe sur la tête
gratuitement...
Quel sens donnez-vous à
votre prise de part(s) au capital de la SAS ?
C'est un moyen pertinent d'agir
localement et d'arrêter d'attendre que tout vienne des politiques
publiques. C'est surtout un tout petit geste de plus, très simple,
parmi tant d'autres possibles et tout aussi important que tous ceux
que nous pouvons faire chaque jour, un peu comme participer à
l'entretien des parties communes de notre habitat dont nous ne sommes
que des locataires, brièvement de passage. Nos enfants, futurs
locataires, seront peut-être aussi bien contents de constater que
nous avons tenté de ne pas trop détruire leur écosystème...
Imaginez-vous d’autres
formes de participation personnelle, au-delà de l’apport
financier, au sein de la SAS ?
Oui : participer à l'effort
collectif pour profiter de chaque installation de panneaux solaires
pour œuvrer à la "dé-carbonisation" de notre mode de
vie ! Dans la mesure de mes humbles moyens et compétences...
Annexe
3 – Origine du projet
Le programme des Centrales
villageoises, dont l’appellation est maintenant une marque déposée,
a été lancé en région Rhône-Alpes en 2010 par
RhônAlpEnergie-Environnement et les Parcs naturels régionaux
rhônalpins. Il s’agissait alors d’explorer de nouvelles formes
de développement et de portage de projets solaires photovoltaïques,
avec un double objectif :
-
S’appuyer sur la participation citoyenne, qui doit être au cœur de la transition énergétique ;
-
Valoriser des ressources locales, en créant des richesses sous forme collective, dans le respect des chartes des parcs naturels régionaux.
Ainsi, développement local,
appropriation citoyenne des enjeux énergétiques, participation aux
objectifs des territoires en matière d'énergies renouvelables, sont
les valeurs phares de la démarche « Centrales villageoises ».
A ce jour, 14 sociétés
locales ont été créées au sein de 7 Parcs naturels régionaux.
Une centrale villageoise réunit des collectivités, des
citoyens, des entreprises d’un territoire autour d’un projet de
développement de petites unités de production d’énergies
renouvelables, solaire photovoltaïque dans un premier temps :
Les projets développés
recherchent une viabilité économique modérée mais pérenne. Les
actionnaires doivent pouvoir rémunérer leurs fonds propres à 3%
environ, même s'ils décident bien sûr de la façon dont ils
souhaitent utiliser le bénéfice à l'issue de chaque exercice.
Après les premières années de consolidation, l'objectif est
cependant de pouvoir réinjecter une part de réserves dans de
nouveaux projets afin de faire grossir l'activité des sociétés
Centrales villageoises.
Les statuts des sociétés
Centrales villageoises prévoient dans tous les cas de pouvoir
intervenir sur la production de toutes les énergies renouvelables et
sur des actions de maîtrise de l'énergie. Les projets doivent être
en cohérence avec le paysage et le patrimoine et, par conséquent,
être développés en concertation avec les services et structures
compétents en la matière.
Les Centrales villageoises
s'inscrivent dans une démarche de qualité et cherchent, par
l'approche collective, à satisfaire des exigences techniques plus
élevées que dans les réalisations individuelles.
Localement, le Parc naturel
régional du Luberon a animé et coordonné l’ensemble de la
démarche d’émergence de la société CVPA pendant 2 ans, grâce
au soutien financier de l’Europe.
Pour aller plus loin... un site
internet, dédié à ce programme, présente en détail l’origine
du programme et les initiatives entreprises :
www.centralesvillageoises.fr.
